mardi 24 février 2015

DEDICACE Eric SALCH - Samedi 28 Février 2015




 
Rendez vous le Samedi 28 Février 2015 à 15H, au Bar de l'Hotel de l'Europe, 87/89 Rue aux Ours à Rouen pour une rencontre / dédicace avec Eric Salch !


Avec son blog trash, cash et hilarant, Eric Salch se pose en héritier de la vacherie et de la mauvaise foi  assumé. Chroniqueur de son quotidien, Salch nous livre des instantanés sans concessions pour lui comme pour les autres
Dans cet album, l'auteur revient sur une rupture qui transforme sa vie, le plonge dans le désespoir, le fais revenir adolescent, le ramène chez sa mère, le rend dragueur et parfois philosophe...
http://ericsalch.over-blog.com/







De plus, Le Reve de l'Escalier nous a préparé de son cote une surprise sonore pour nous régaler les oreilles après en avoir pris plein la gueule par Eric et ses crobards :






Bref, un samedi pas piqué des vers !

Samedi 28 Février 2015 à 15H, au Bar de l'Hotel de l'Europe, 87/89 Rue aux Ours à Rouen. 


samedi 7 février 2015

DEDICACE BACKDERF Mercredi 11 Février 2015



Dans le cadre des 10 ans des éditions Çà et Là, un belle évènement ce mercredi 11 février avec la venue de l'auteur américain Derf Backderf qui nous honorera de sa présence de 15h à 18h30. Venez à la rencontre d'un auteur qui sait offrir des livres aussi bien effrayant que hilarant !



 
Mon ami Dahmer - éditions çà & là

Lorsque Derf Backderf apprend l'arrestation du serial-killer surnommé le cannibale de Milwaukee, il est loin de se douter qu'il s'agit d'un ancien camarade de lycée !
Des années plus tard, Backderf s'attachera à raconter la dernière année de lycée du tueur Dahmer jusqu'à son premier meurtre.
Un récit prenant et étouffant sur un monstre en devenir.



Punk rock et mobile homes - éditions çà & là

Après s'être fait remarquer avec le remarquable Mon ami Dahmer, Backderf nous revient avec un ouvrage plein de bruit, de fureur et de fou rire.
Surnommé "le baron", Otto est un lycéen légèrement déjanté, musicien et accessoirement pétomane. Sa découverte du club local The Bank où passent la plupart des groupes importants du mouvement punk rock de ce début des années 80 est une véritable révélation pour lui. Otto en deviendra l'un des piliers, rencontrant les Ramones, fraternisant avec Joe Strummer de The Clash ou offrant un verre au fameux critic-rock Lester Bangs !
Une plongée humoristique dans cette période cruciale qu'est l'adolescence où tout semble possible avec pour guide Otto, sorte de neveu sous speed du Dude de The Big Lebowsky !

vendredi 30 janvier 2015

La Maison Pour Tous et la Librairie Au Grand Nulle Part présentent : 10 ans de Çà et là

Ça et là 10 ans
 Du 4 au 27 février 2015
EXPOSITION BD :

Exposition collective de planches de Bandes Dessinées dans le cadre des 10 ans de la Maison d'’édition Çà & là.
Créées en mai 2005, les Éditions çà et là ont pour vocation de publier des adaptations de bandes dessinées étrangères. De nombreux ouvrages du monde entier restent encore inédits en France, l’ambition de çà et là est d’en faire découvrir quelques-uns aux lecteurs français, qu’ils soient aficionados du roman graphique ou néophytes.

L'exposition des 10 ans, présentée à la Maison Pour Tous sera l'occasion de découvrir des ouvrages de plusieurs artistes édités par ça et là.

Vernissage le vendredi 6 février à 19h
En présence des auteurs Ulli Lust (Autriche-Trop n'est pas assez-Prix révélation Angoulême 2011) Joseph Lambert (USA-Annie Sullivan & Helen Keller), Liz Prince (USA-Garçon manqué) et de l'éditeur Serge Ewenczyk.

VENDREDI 06 FEVRIER, 15H00-18H00
Ulli Lust, Joseph Lambert et Liz Prince en dédicace Hotel de l'Europe, rue aux Ours, à quelques mètres de la librairie Au grand nulle part.
3 auteurs emblématiques du catalogue de l'éditeur nous ferons la joie de leur présence après leur passage sur le festival d'Angoulême.



Ulli Lust et son ouvrage sur ce sonorisateur proche de la famille Goebbels qui les accompagnera dans le bunker d'Hitler, révélateur de la folie nazi qui s'empara d'un pays.
http://reunishop.re/37502-thickbox_default/ulli-lust-voix-de-la-nuit.jpg




Liz Prince et son récit humoristique sur la perception de soi en tant que fille ou garçon dans le regard des autres.
 





Joseph Lambert et sa biographie toute en sensibilité de l'apprentissage d'une jeune sourde/aveugle/muette, récit mythologiquedes USA.

 


MERCREDI 11 FEVRIER 15H00 :
Derf Backderf (USA) en dédicace à la Librairie Au Grand Nulle Part.
L'auteur du génialissime et hilarant Punk rock & mobil home, avec son personnage Otto, sorte de jeune cousin sous speed du Dude des frères Coen et de l'effrayant Mon ami Dhamer,  récit de la dernière année de lycée d'un futur tueur en série, prix Révélation 2014 au dernier festival d'Angoulême, sera présent en France et donc chez nous !
 

mardi 7 octobre 2014

DEDICACE Vendredi 10 OCTOBRE 2014- 16H

Nous recevrons ce VENDREDI 10 OCTOBRE, à partir de 16h, deux des auteurs de la série Alter Ego (Dupuis), Efa et Sanchez-Lopez qui nous arriveront tout droit d'Espagne avant d'aller se montrer au festival de St-Malo.
 
 
Alter Ego est un thriller à entrées multiples, un puzzle narratif. Se déployant en six puis 3 volets, la série se lit, s'interprète et se comprend comme une énigme à clés.
Six albums, six héros, six points de vue pour le premier opus et même concept sur 3 albums pour le second volet. Chaque album est une aventure qui nous transporte aux quatre coins du monde, entre complot international, découverte scientifique et lutte pour la liberté.
 


 
Les auteurs seront présents pour la sortie de l'album final !

mercredi 24 septembre 2014

LA REVUE DESSINEE en visite chez nous !






Vendredi 26 septembre à partir de 18H, venez assister à une 
 rencontre TOXIQUE ! Nous accueillerons Sylvain Lapoix pour son enquête sur le gaz de schiste publiée dans La Revue Dessinée et réunie en album chez Futuropolis, ainsi que Benjamin Adam pour un reportage sur les emprunts toxiques qui plombent les collectivités locales.




lundi 8 septembre 2014

RENCONTRES & DEDICACES SEPTEMBRE 2014

Après avoir ouvert le feu avec Céka et Jacky Clech ce samedi 06 septembre autour de leur collaboration avec les éditions L'Eure du Terroir, nous remettrons le couvert avec la venue de Edouard COUR Pour HERAKLES et Mathieu THONON pour BRANE ZERO le vendredi 19 septembre à partir de 15H00





Dans le cadre du Festival Normandiebulle, nous accueillerons 3 auteurs de la géniallissime REVUE DESSINEE, le vendredi 26 septembre, à partir de 17h30 : KRIS, rédacteur et fondateur de la Revue, Benjamin ADAM, dessinateur du reportage sur les emprunts toxiques, Sylvain LAPOIX, journaliste ayant travaillé sur le vaste dossier du gaz de schiste.







En attendant des nouvelles d'octobre....

mercredi 14 mai 2014

WEEK-END DE DEDICACE VENDREDI & SAMEDI 16/17 MAI 2014

Vendredi 16 mai - 15h30/18h30- Anthony PASTOR "BONBONS ATOMIQUES"


Nous recevrons le dernier lauréat du festival BD Normandiebulle, Anthony Pastor, auteur du fabuleux LAS ROSAS, qui nous conte l'histoire de cette communauté de femmes en plein désert texan empli de personnages haut en couleur qui aurait pu être scénarisé par Almodovar et mis en scène par les frères Coen. Bref, un "western tortilla à l’eau de rose" comme le définit l'auteur.
Pour sa venue, Pastor nous présentera la suite de l'album primé à Normandiebulle, CASTILLA DRIVE, à savoir BONBONS ATOMIQUES où nous retrouverons notre détective malgré elle, Sally, dans une enquête d'infidélité conjugale qui ne se déroulera pas du tout comme prévue: ex-membre de gang, ados accrocs aux bonbons énergisants, patron d'industrie à la dérive viendront changer le cours de cette mission.


 

Anthony Pastor déroule encore plus fort son récit et ses dialogues pour nous plonger dans les affres de l'adolescence et dans le rôle des adultes. Plus qu'un polar, une véritable étude de moeurs !





SAMEDI 17 MAI - 15h/19h- Jérémy BASTIAN "LA FILLE MAUDITE DU CAPITAINE PIRATE"
 

 Jeune prodige américain, adoubé par Mike Mignola himself, Jeremy Bastian nous fera l'honneur de sa visite pour son époustouflant livre hors-norme. Une fois n'est pas coutume, je laisse la place à la critique de

 

"Jusqu'où aller trop loin au risque de se perdre dans les tours et détours d'une imagination graphique qui ne se refuserait vraiment rien ? Jeremy Bastian s'est-il posé la question ? Elle s'impose dès qu'on est happé par une formidable effusion visuelle, où tout un monde hors du monde connu prend forme(s) inédite(s) et proliférante(s). L'auteur raconte qu'il avait en tête Alice au pays des merveilles et Little Nemo – entre une dizaine de moindres références assumées – quand il a entrevu l'histoire, située au xviiie siècle, de cette « Fille maudite du Capitaine Pirate » : une gamine intrépide (« Même pas peur ! » est son leitmotiv) qui porte fièrement bandeau sur l'œil et part à la recherche de son père, l'un des cinq pirates redoutés des mers d'Omerta, qu'elle n'a pas connu. Sur la mer et plus encore sous la mer, tout peut lui arriver, à elle et à son perroquet, nommé Poivre d'As ( ?), au gré de péripéties fantastiques (avec un duo de chevaliers espadons, des animalcules indéfinissables, des mini-dragons soumis à un dindon géant...), et dans la constante résurgence d'ennemis et de dangers, un charivari onirique d'une fantaisie inquiétante ou farfelue, en toutes circonstances, délibérément décalée. Des lois et modèles d'un genre, le récit de pirates, l'auteur n'ignore rien. 


 Il s'en sert – et s'en joue, en fait – pour déployer les petits miracles d'une sidérante mise en scène, saturant chaque planche de myriades d'anecdotes futiles, grotesques, macabres, énigmatiques, à déchiffrer : un sac à malices sans fond qui ajoute de la fiction à la fiction. Revendiquant les influences de Gustave Doré et de Dürer, Jeremy Bastian s'approche souvent de l'esthétique la plus subtile de la gravure, ce qui est déjà une prouesse étourdissante. Mais, surtout, ce miniaturiste de l'échevelé réussit l'impossible : loin d'étouffer le récit dans le déploiement des volutes et des ornementations à l'infini, il crée une espèce de magie immédiate, viscérale. Evidente."


 















Bande dessinée
On aime passionnément
Jusqu'où aller trop loin au risque de se perdre dans les tours et détours d'une imagination graphique qui ne se refuserait vraiment rien ? Jeremy Bastian s'est-il posé la question ? Elle s'impose dès qu'on est happé par une formidable effusion visuelle, où tout un monde hors du monde connu prend forme(s) inédite(s) et proliférante(s). L'auteur raconte qu'il avait en tête Alice au pays des merveilles et Little Nemo – entre une dizaine de moindres références assumées – quand il a entrevu l'histoire, située au xviiie siècle, de cette « Fille maudite du Capitaine Pirate » : une gamine intrépide (« Même pas peur ! » est son leitmotiv) qui porte fièrement bandeau sur l'œil et part à la recherche de son père, l'un des cinq pirates redoutés des mers d'Omerta, qu'elle n'a pas connu. Sur la mer et plus encore sous la mer, tout peut lui arriver, à elle et à son perroquet, nommé Poivre d'As ( ?), au gré de péripéties fantastiques (avec un duo de chevaliers espadons, des animalcules indéfinissables, des mini-dragons soumis à un dindon géant...), et dans la constante résurgence d'ennemis et de dangers, un charivari onirique d'une fantaisie inquiétante ou farfelue, en toutes circonstances, délibérément décalée. Des lois et modèles d'un genre, le récit de pirates, l'auteur n'ignore rien. Il s'en sert – et s'en joue, en fait – pour déployer les petits miracles d'une sidérante mise en scène, saturant chaque planche de myriades d'anecdotes futiles, grotesques, macabres, énigmatiques, à déchiffrer : un sac à malices sans fond qui ajoute de la fiction à la fiction. Revendiquant les influences de Gustave Doré et de Dürer, Jeremy Bastian s'approche souvent de l'esthétique la plus subtile de la gravure, ce qui est déjà une prouesse étourdissante. Mais, surtout, ce miniaturiste de l'échevelé réussit l'impossible : loin d'étouffer le récit dans le déploiement des volutes et des ornementations à l'infini, il crée une espèce de magie immédiate, viscérale. Evidente.
Le 17/05/2014 - Mise à  jour le 13/05/2014 à  13h00
- Telerama n° 3357

En savoir plus sur http://www.telerama.fr/livres/la-fille-maudite-du-capitaine-pirate-volume-premier,112204.php#zMtR1gtjFP7k2IZw.99
Bande dessinée
On aime passionnément
Jusqu'où aller trop loin au risque de se perdre dans les tours et détours d'une imagination graphique qui ne se refuserait vraiment rien ? Jeremy Bastian s'est-il posé la question ? Elle s'impose dès qu'on est happé par une formidable effusion visuelle, où tout un monde hors du monde connu prend forme(s) inédite(s) et proliférante(s). L'auteur raconte qu'il avait en tête Alice au pays des merveilles et Little Nemo – entre une dizaine de moindres références assumées – quand il a entrevu l'histoire, située au xviiie siècle, de cette « Fille maudite du Capitaine Pirate » : une gamine intrépide (« Même pas peur ! » est son leitmotiv) qui porte fièrement bandeau sur l'œil et part à la recherche de son père, l'un des cinq pirates redoutés des mers d'Omerta, qu'elle n'a pas connu. Sur la mer et plus encore sous la mer, tout peut lui arriver, à elle et à son perroquet, nommé Poivre d'As ( ?), au gré de péripéties fantastiques (avec un duo de chevaliers espadons, des animalcules indéfinissables, des mini-dragons soumis à un dindon géant...), et dans la constante résurgence d'ennemis et de dangers, un charivari onirique d'une fantaisie inquiétante ou farfelue, en toutes circonstances, délibérément décalée. Des lois et modèles d'un genre, le récit de pirates, l'auteur n'ignore rien. Il s'en sert – et s'en joue, en fait – pour déployer les petits miracles d'une sidérante mise en scène, saturant chaque planche de myriades d'anecdotes futiles, grotesques, macabres, énigmatiques, à déchiffrer : un sac à malices sans fond qui ajoute de la fiction à la fiction. Revendiquant les influences de Gustave Doré et de Dürer, Jeremy Bastian s'approche souvent de l'esthétique la plus subtile de la gravure, ce qui est déjà une prouesse étourdissante. Mais, surtout, ce miniaturiste de l'échevelé réussit l'impossible : loin d'étouffer le récit dans le déploiement des volutes et des ornementations à l'infini, il crée une espèce de magie immédiate, viscérale. Evidente.
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Jusqu'où aller trop loin au risque de se perdre dans les tours et détours d'une imagination graphique qui ne se refuserait vraiment rien ? Jeremy Bastian s'est-il posé la question ? Elle s'impose dès qu'on est happé par une formidable effusion visuelle, où tout un monde hors du monde connu prend forme(s) inédite(s) et proliférante(s). L'auteur raconte qu'il avait en tête Alice au pays des merveilles et Little Nemo – entre une dizaine de moindres références assumées – quand il a entrevu l'histoire, située au xviiie siècle, de cette « Fille maudite du Capitaine Pirate » : une gamine intrépide (« Même pas peur ! » est son leitmotiv) qui porte fièrement bandeau sur l'œil et part à la recherche de son père, l'un des cinq pirates redoutés des mers d'Omerta, qu'elle n'a pas connu. Sur la mer et plus encore sous la mer, tout peut lui arriver, à elle et à son perroquet, nommé Poivre d'As ( ?), au gré de péripéties fantastiques (avec un duo de chevaliers espadons, des animalcules indéfinissables, des mini-dragons soumis à un dindon géant...), et dans la constante résurgence d'ennemis et de dangers, un charivari onirique d'une fantaisie inquiétante ou farfelue, en toutes circonstances, délibérément décalée. Des lois et modèles d'un genre, le récit de pirates, l'auteur n'ignore rien. Il s'en sert – et s'en joue, en fait – pour déployer les petits miracles d'une sidérante mise en scène, saturant chaque planche de myriades d'anecdotes futiles, grotesques, macabres, énigmatiques, à déchiffrer : un sac à malices sans fond qui ajoute de la fiction à la fiction. Revendiquant les influences de Gustave Doré et de Dürer, Jeremy Bastian s'approche souvent de l'esthétique la plus subtile de la gravure, ce qui est déjà une prouesse étourdissante. Mais, surtout, ce miniaturiste de l'échevelé réussit l'impossible : loin d'étouffer le récit dans le déploiement des volutes et des ornementations à l'infini, il crée une espèce de magie immédiate, viscérale. Evidente.
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Jusqu'où aller trop loin au risque de se perdre dans les tours et détours d'une imagination graphique qui ne se refuserait vraiment rien ? Jeremy Bastian s'est-il posé la question ? Elle s'impose dès qu'on est happé par une formidable effusion visuelle, où tout un monde hors du monde connu prend forme(s) inédite(s) et proliférante(s). L'auteur raconte qu'il avait en tête Alice au pays des merveilles et Little Nemo – entre une dizaine de moindres références assumées – quand il a entrevu l'histoire, située au xviiie siècle, de cette « Fille maudite du Capitaine Pirate » : une gamine intrépide (« Même pas peur ! » est son leitmotiv) qui porte fièrement bandeau sur l'œil et part à la recherche de son père, l'un des cinq pirates redoutés des mers d'Omerta, qu'elle n'a pas connu. Sur la mer et plus encore sous la mer, tout peut lui arriver, à elle et à son perroquet, nommé Poivre d'As ( ?), au gré de péripéties fantastiques (avec un duo de chevaliers espadons, des animalcules indéfinissables, des mini-dragons soumis à un dindon géant...), et dans la constante résurgence d'ennemis et de dangers, un charivari onirique d'une fantaisie inquiétante ou farfelue, en toutes circonstances, délibérément décalée. Des lois et modèles d'un genre, le récit de pirates, l'auteur n'ignore rien. Il s'en sert – et s'en joue, en fait – pour déployer les petits miracles d'une sidérante mise en scène, saturant chaque planche de myriades d'anecdotes futiles, grotesques, macabres, énigmatiques, à déchiffrer : un sac à malices sans fond qui ajoute de la fiction à la fiction. Revendiquant les influences de Gustave Doré et de Dürer, Jeremy Bastian s'approche souvent de l'esthétique la plus subtile de la gravure, ce qui est déjà une prouesse étourdissante. Mais, surtout, ce miniaturiste de l'échevelé réussit l'impossible : loin d'étouffer le récit dans le déploiement des volutes et des ornementations à l'infini, il crée une espèce de magie immédiate, viscérale. Evidente.
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Le 17/05/2014 - Mise à  jour le 13/05/2014 à  13h00
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